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Les fintechs sont-elles une menace sérieuse – Les Echos – 22/11/16

Les fintechs sont-elles une menace sérieuse pour les banques ?

Que s’est-il passé ?

La moitié des clients des banques dans le monde font appel aux produits ou services d’au moins une fintech, selon la première édition du World FinTech Report publié par Capgemini et LinkedIn, en collaboration avec l’Efma.

En quoi les agrégateurs de comptes menacent-ils de court-circuiter les banques ?

Les fintechs spécialisées dans le Personal Financial Management (PFM) comme Bankin ou Linxo proposent pour l’heure des services assez basiques, le plus souvent gratuits ou à faible coût. Leurs applications mobiles agrègent les comptes bancaires d’établissements différents, ventilent les opérations par typologie de dépenses (nourriture, transports, loisirs…) et alertent l’utilisateur quand un seuil a été franchi. Demain, avec la nouvelle directive européenne sur les services de paiement (DSP2), qui devrait entrer en vigueur en mars 2018, elles bénéficieront du statut de tiers de paiement (Third Party Provider, ou TPP). Ces fintechs pourront alors initier des opérations bancaires, comme des virements.
Ce qui changera radicalement leur business model. D’agrégateurs, elles deviendront potentiellement des comparateurs et désintermédieront encore plus la relation commerciale que la banque a nouée avec son client. Un particulier pourra, par exemple, donner mandat à Linxo d’aller chercher l’établissement le moins cher pour contracter son crédit hypothécaire sans que celui-ci soit rattaché à son compte courant.

À cela s’ajoute un autre enjeu, celui du paiement instantané…

Oui, la Banque centrale européenne pousse à mettre en oeuvre, début 2018, le paiement instantané ou instant payment. Comme son nom l’indique, le transfert d’argent sera quasi immédiat, sans attendre qu’un jour ouvré a minima ne soit écoulé, et cela 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Le plafond par transaction devrait être de 15 000 euros. Les dispositions de la DSP2 jumelées à ce paiement instantané amèneront les fintechs à proposer une offre multi bancaire où les transferts d’argent d’un compte à l’autre se feront en temps réel. Les particuliers sont visés, mais aussi les PME qui ont notamment un accès difficile aux services de gestion de la liquidité. Enfin, les clients pourront faire jouer d’autant plus la concurrence que dans certains pays, comme le Royaume-Uni, le credit rating, c’est-à-dire le score de solvabilité, est public. Sur la base d’un rating positif, un établissement sait quelle somme elle peut prêter à un particulier ou à un chef d’entreprise. À l’inverse, la Banque de France ne recueille que les informations défavorables (ratings négatifs).

Quelle est la réponse des banques ?

Toutes les banques se posent la question de l’opportunité de lancer ce type de service en propre, de racheter une fintech ou, pour le moins, de nouer un partenariat avec l’une d’elles. L’association banque et fintech est a priori gagnant-gagnant. La fintech apporte la compréhension fine du besoin, une expérience utilisateur sans couture ; la banque, la sécurité, la fiabilité, la pérennité, la scalabilité. L’enjeu est d’autant plus important pour les banques que la rentabilité de leurs produits s’est érodée avec des taux d’intérêt historiquement bas. Elles ne peuvent se permettre de perdre des clients intéressés par ce type service. Sur le court terme, elles peuvent décider de se rapprocher des fintechs sans avoir à investir en propre. Les banques sont déjà engagées dans des chantiers lourds de type réglementaire ou de transformation de leurs infrastructures.

Qui est concerné ?

Les grandes banques ont décidé de riposter aux agrégateurs de comptes. Selon Les Echos, BPCE devrait lancer en ce mois de novembre sa propose solution. Ce que laissait déjà entendre, il y a un an, Patrick Bianchetti, directeur adjoint du développement de Banque Populaire dans une tribune. Société Générale s’apprêterait également à proposer ce service, en s’appuyant sur la technologie développée par Fiduceo, une startup rachetée en 2015 par sa filiale Boursorama. Le Crédit Agricole a opté pour une autre approche, en entrant dans le capital de Linxo, en début d’année. Enfin, fin octobre, HSBC France rendait publique son application mobile d’agrégation de comptes et de gestion de finance personnelle en partenariat avec le même Linxo. Ce dernier est également partenaire de la Maif, de Fortuneo ou de BforBank. Au Royaume-Uni, Barclays, Lloyds, RBS ou Santander ont déjà sauté le pas.

Lire l’article sur le site Les Echos.

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