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Fintech françaises : focus sur trois modèles de développement – Frenchweb – 24/06/16

Le secteur des Fintech est en plein essor, comme en témoignent les 19 milliards de dollars investis en 2015 dans ce secteur à l’échelle mondiale.

En France, quelques Fintech se développent, attaquent des marchés à l’international et commencent à se faire connaître. Comment ces sociétés se sont-elles développées, au-delà de leurs premiers tours de financement ?

Eléments de réponse lors de la matinée organisée le 16 juin dernier par la Commission Paiements et Fintech organisée par l’ACSEL et Altéir Consulting. La table ronde consacrée aux modalités de croissance dans la Fintech rassemblait plusieurs dirigeants de Fintech : Olivier Goy, CEO de Lendix, Céline Lazorthes , CEO de Leetchi, Christophe Bourbier, CEO de Limonetik, Bruno Van Haetsdaele, CEO de Linxo. Paul-François Fournier, Directeur Exécutif Bpifrance, participait également à l’échange animé par Laurent Nizri, Vice-Président de l’ACSEL et CEO Altéir Consulting.

Un développement par levées de fonds successives

Le premier modèle de développement évoqué par les participants à la table ronde consiste à se développer grâce à des capitaux extérieurs.

La start-up Limonetik en est un bon exemple. L’idée de départ de la société créée en 2008: créer des cartes cadeaux dématérialisées. Pour y parvenir, la société a mis au point sa propre infrastructure de paiement, qui s’est révélée être de bonne qualité. Elle s’est appuyée sur cette technologie pour pivoter d’une offre initiale en B2C, difficile à commercialiser, à une offre en B2B: Limonetik vend aujourd’hui à de gros sites marchands des services de paiement à forte valeur ajoutée. Conséquence directe de ce changement de modèle : au-delà d’une augmentation significative des montants associés aux contrats, les cycles de vente se sont considérablement allongés, atteignant dans certains cas les 18 mois pour une première vente. La société, qui est aujourd’hui rentable, a choisi de faire appel à des capitaux extérieurs pour se financer. Elle a ainsi levé 5 millions d’euros depuis sa création. Le conseil de Christophe Bourbier, CEO de Limonetik: «Ecoutez les conseils, et attendez d’avoir un modèle stable pour lever de l’argent, y compris pour votre deuxième levée de fonds, et si la valorisation qu’on vous propose est attractive».

La plateforme de prêts dédiée aux PME Lendix, s’est quant à elle en partie appuyée sur des investisseurs institutionnels pour se développer. La société a réalisé une première levée de fonds de 7 millions d’euros en 2015, auprès de Decaux Frères Investissements, de Partech Ventures, de Sycomore Factory, de Weber Investissement et de la Banque Wormser Frères. Elle a réalisé une seconde levée de fonds de 12 millions d’euros en avril dernier, auprès de CNP Assurances, de la Matmut et de Zencap AM, ainsi que de ses investisseurs historiques. Rappelons que Lendix a récemment racheté son concurrent Finsquare, en difficulté. Le conseil d’Olivier Goy, CEO de Lendix: «Les valorisations sont actuellement avantageuses dans la Fintech. Mais au-delà de la valorisation, il faut prêter attention aux conditions qui accompagnent la levée de fonds. Les actions de préférence sont par exemple dangereuses pour les tours suivants».

Le rachat par un acteur traditionnel du marché

Autre stratégie de développement évoquée à l’occasion de la table ronde : céder la majorité du capital de son entreprise à un acteur historiquement implanté sur le marché.

C’est le choix fait par Leetchi–Mangopay, qui a cédé 86% de son capital au Groupe Crédit Mutuel Arkéa l’an dernier. L’objectif de l’opération : accéder à des technologies utiles au développement de Mangopay, ainsi qu’au un savoir-faire métier du groupe bancaire.

Créée en 2009, la société a amorcé son virage du B2C (avec Leetchi) au B2B2C (avec Mangopay) par opportunité plus que par choix stratégique au démarrage, selon Céline Lazorthes, CEO de la société. L’infrastructure technique ainsi que l’agrément d’établissement émetteur de monnaie électronique obtenu pour Leetchi ont servi de socle pour créer Mangopay, vendu en marque blanche à des marketplaces. Les revenus sont aujourd’hui répartis à parts égales entre l’offre B2B et B2C.

L’enjeu principal des Fintech aujourd’hui: «Être capable de répondre globalement aux besoins des entreprises, et donc avoir une offre qui fonctionne avec toutes les devises. L’autre enjeu réside dans le fait de garder la même qualité de service partout. Nous le faisons par le biais de partenariats avec des banques locales» selon Céline Lazorthes, CEO de Leechi et de Mangopay.

Travailler la complémentarité des offres en B2B et en B2C

Dans la plupart des cas, les Fintech se développent sur la base d’un besoin partagé par un grand nombre d’individus. Il est courant que l’offre initiale, en B2C, évolue vers une offre en B2B à terme.

A l’inverse d’autres Fintech qui font le choix du B2B, plus rentable, pour se développer, l’application mobile de suivi de dépenses et d’agrégation de données bancaires Linxo n’a pas souhaité choisir l’une ou l’autre de ses offres.

Si le service initialement lancé en B2C était efficace pour aider les particuliers, ces derniers n’adoptaient pas massivement la solution. La première réponse de Linxo a été de nouer des partenariats avec des acteurs tels que Fortunéo ou Boursorama Banque, qui possédaient chacune des bases de données de clients importantes. Les fondateurs de Linxo se sont rapidement rendus compte qu’il ne serait pas pertinent d’abandonner leur offre en B2C, qui leur sert de laboratoire d’expérimentation pour valider les besoins des utilisateurs, et attirent des clients en B2B. Ils ont donc bouclé une levée de fonds de 2 millions d’euros, pour soutenir leur offre destinée aux particuliers. Le point de vue de Bruno Van Haetsdaele, CEO de Linxo: «La DSP2 fait accélérer le marché. C’est une grosse opportunité pour les banques, qui pourront avoir accès aux données de leurs concurrents.»

Lire l’article sur le site Frenchweb.

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