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Les agrégateurs changent le rapport à l’argent – L’Agefi Hebdo – 20/04/16

A partir des informations bancaires consolidées, de nouveaux services pourront aider les consommateurs à gérer leur budget en s’affranchissant des banques.

Linxo, Bankin’, Fiduceo, Budget Insight… Les agrégateurs de comptes bancaires ont beau être de jeunes entreprises, en quelques années seulement, ils sont parvenus à déstabiliser les banques. La deuxième directive sur les paiements (DSP2) a même pratiquement été écrite pour eux ! Dans un premier temps, les banques ont refusé de les laisser accéder en toute liberté aux comptes bancaires des clients, même si ce sont précisément ces derniers qui le souhaitaient.
Elles ont alors utilisé leur argument sécuritaire favori : ces minuscules acteurs non régulés risquent de se faire pirater par des hackers qui accéderaient ainsi aux banques. De là, l’intégration à la DSP2 de mesures visant les agrégateurs et les initiateurs de paiement : agrément, obligations, responsabilité, un premier socle est posé. Mais sur le fond, l’Europe penche du côté de l’innovation et, en régulant ces nouvelles activités, elle fait aussi souffler un grand vent de fraîcheur dans le monde bancaire : c’est l’open banking. Ce concept affirme que les consommateurs sont les propriétaires de leur argent comme de leurs informations bancaires et qu’ils peuvent donc en disposer librement et recourir à des services tiers s’ils y trouvent un intérêt. Comme recevoir une alerte découvert et déclencher un virement pour l’éviter, obtenir un conseil d’épargne, une comparaison de prix, une recommandation de consommation courante… L’imagination pourrait se débrider.

Au moins trois millions de Français utilisent déjà un agrégateur de comptes (de nombreuses banques proposent l’offre désormais*), y compris les monobancarisés qui veulent profiter des services de catégorisation et de visualisation de leurs opérations. Une preuve de l’intérêt du service pour les consommateurs mais pas forcément un chemin facilité vers la rentabilité car le service est gratuit avec une option payante pour accéder à quelques fonctionnalités supplémentaires. Chacun a donc dû définir une stratégie intégrant, ou non, les banques qui ont compris, plus ou moins vite, qu’elles avaient peut-être à gagner en proposant ce service.

Une valeur ajoutée

Boursorama a été la première à proposer l’agrégation de comptes en 2008. Elle avait alors eu recours à Yodlee, le même fournisseur que celui du célèbre Américain Mint. Puis elle était passée chez Linxo en 2011 avant de choisir Fiducéo en 2014 puis d’en prendre le contrôle l’année suivante. L’expérience de Boursorama a servi à tout le groupe puisque le Crédit du Nord puis la Société Générale proposent le service intégré à leur application web et mobile depuis la fin 2016. Fiducéo a donc été « privatisé » par Boursorama enfin satisfaite de son prestataire. « Particularité de l’offre : Fiducéo peut agréger les comptes de 173 banques et les documents de 800 organismes, souligne Benoît Grisoni, directeur général adjoint de Boursorama banque. Ce qui permet d’offrir une véritable valeur ajoutée à nos clients dans la vision consolidée de leurs finances personnelles et dans un outil pratique pour retrouver les factures ou les documents officiels dont ils ont besoin de temps en temps. « 100.000 clients l’utilisent (à chaque changement de fournisseur, Boursorama a dû repartir de zéro), ils agrègent 400.000 comptes et 5 millions de documents. Et depuis peu, ils peuvent réaliser des virements à partir de l’interface agrégateur depuis un compte externe vers un compte Boursorama. Un service encore expérimental limité à 500 euros par jour et à sept banques, qui s’inscrit dans la logique de l’open banking.
Linxo, pour sa part, a fait entrer le Crédit Mutuel Arkéa et le Crédit Agricole à son capital et commercialise son service sous sa propre marque (1,2 million d’utilisateurs) et en marque blanche auprès de leurs filiales Fortunéo et BforBank, mais également auprès de HSBC France, de la Bred, de la Maif et d’autres à venir. Bruno Van Haetsdaele, le fondateur de Linxo, collabore avec ses partenaires pour personnaliser l’application. « Par exemple, HSBC souhaitait le même parcours d’authentification sur l’agrégateur que sur son application pour un parcours fluide, nous l’avons réalisé, détaille-t-il. Avec la Maif, nous avons développé une nouvelle fonctionnalité qui permet de n’agréger que certains comptes et d’avoir ainsi plusieurs vues selon la nature des comptes : pour ses propres comptes, pour les comptes des enfants, pour une association…» Outre les partenariats banque-assurance, Linxo s’allie également à des fintech via Linxo Market et Linxo Connect qui lui permettent de délivrer son propre service à partir des données bancaires agrégées, comme avec Grisbee, le coach fiancier, Birdycent, pour épargner, avec OneUp pour la comptabilité en ligne…

Être actif sur ses comptes grâce aux alertes

« L’idée est de créer un véritable écosystème dans lequel les consommateurs pourront accéder à des services en fonction de leur besoin, et ce très facilement puisque les prestataires seront reliés par des API (interfaces de programmation). Nous allons passer de l’agrégation de données à l’agrégation de services », résume Bruno Van Haetsdaele. Parallèlement, Linxo développe une fonctionnalité permettant de réaliser des virements, « la pierre angulaire des autres services », car elle permettra de combler un découvert à venir ou à terme d’activer une réserve de crédit, d’ouvrir un compte épargne et d’être actif sur ses comptes grâce aux alertes et aux suggestions éventuelles de l’agrégateur…

Lire l’article sur le site L’Agefi Hebdo.

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