Santé : alerte pour les patchs et les génériques

Au cours des derniers jours, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
s’est illustrée à travers deux sujets « brûlants » : les patchs médicaux et les génériques. Dans le premier
cas, l’organisme a interpellé le grand public et, dans le second, il a procédé à la suspension d’une vingtaine
de médicaments. Explications.

Patchs médicaux : attention aux erreurs

Face aux nombreux signalements d’erreurs dans l’utilisation de patchs médicaux – on parle aussi de
« dispositifs transdermiques » – l’ANSM a tiré la sonnette d’alarme et formulé quelques précieuses
recommandations.

Lorsque l’on utilise ces dispositifs médicaux qui se traduisent par l’administration de principes actifs à
travers la peau pour une période donnée et de façon contrôlée, mieux vaut respecter les conseils suivants :

  • Il ne faut jamais découper le patch médical à moins que la notice ou le Résumé des Caractéristiques
    des Produits (RCP) ne le permette ;
  • Il faut suivre à la lettre les recommandations des professionnels de santé, notamment la zone sur
    laquelle le patch doit être disposé et la manière dont il doit être appliqué ;
  • Même après avoir été utilisé, le patch médical usagé contient du principe actif, il faut donc le retirer
    avant d’en appliquer un nouveau ;
  • Il faut éviter les sources de chaleur importantes car une hausse de la température corporelle peut être
    à l’origine d’un surdosage par l’accélération de la dose du principe actif délivrée.

Génériques : 25 médicaments suspendus

Au-delà de ces recommandations relatives aux patchs médicaux, l’ANSM a récemment décidé la suspension
de 25 médicaments génériques.

Après une visite de contrôle en Inde du laboratoire de la société GVK Bio, l’établissement public a décidé la
suspension de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) non pas en raison d’un risque pour la santé mais
du fait d’anomalies constatées dans les essais de bioéquivalence qui permettent de vérifier que le
générique se comporte de façon similaire au « médicament princeps ».

En retirant ces médicaments génériques du marché, l’ANSM fait jouer le « principe de précaution » car ils ne présentent aucun risque avéré pour la santé. D’ailleurs, si vous utilisez
l’un des médicaments concernés par cette suspension dans le cadre d’un traitement, n’arrêtez pas de le
prendre ! Demandez à votre médecin ce qu’il convient de faire.

Que ce soit pour acheter des patchs médicaux ou des médicaments génériques, il peut s’avérer utile sinon indispensable de posséder une bonne mutuelle. En effet, une couverture santé permet
de bénéficier d’une prise en charge complémentaire en sus de celle offerte par la Sécurité sociale. Bien
entendu, les postes de dépenses concernés varieront selon la teneur de votre contrat de mutuelle.

Article rédigé par Assurland.com.

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