Habitation : de quoi les locataires se plaignent-ils ?

Parce que les relations entre locataires et propriétaires ne sont pas toujours un long fleuve tranquille, la Confédération
générale du logement (CGL) a décidé de proposer un baromètre des plaintes des usagers du
logement
. Cette année, il a été réalisé grâce aux 2 800 griefs communiqués à l’association de consommateurs,
chiffre en hausse de 30 %. Présentation.

Le problématique dépôt de garantie

Il s’agit de la principale source de différends entre locataire et propriétaire : en effet, ce dernier tarde souvent à rendre
la garantie versée par le locataire quand il ne l’ampute pas tout simplement sans apporter la moindre justification…
Pourtant, le propriétaire est tenu de restituer le dépôt de garantie dans le mois qui suit le départ du
locataire
. D’ailleurs, ce délai de restitution a récemment été raccourci par la loi pour l’accès au logement et
un urbanisme rénové (ALUR).

Les « troubles de jouissance »

Résultant bien souvent d’un mauvais entretien du logement par le bailleur, les problèmes d’humidité et d’insalubrité,
ou « troubles de jouissance », arrivent à la deuxième place du baromètre derrière le dépôt de garantie.
Toutefois, Michel Fréchet, président de la CGL, évoque une baisse des plaintes liées à ces troubles de jouissance.
Cette tendance laisse à penser que les bailleurs sont plus nombreux à accomplir les travaux nécessaires pour garantir
le bon état du logement mis en location.

Les charges locatives

A la troisième place du podium dessiné par cette nouvelle édition du baromètre des plaintes des usagers du logement,
l’on trouve enfin les litiges relatifs aux charges locatives. Les griefs soumis à la CGL concernent notamment la
répercussion abusive de certaines charges et leur régularisation au cours des cinq dernières années.
A noter que la loi ALUR dispose que le propriétaire dispose désormais de trois ans contre cinq auparavant pour la
régularisation d’un exercice de charges.

Sur le front des assurances, il faut
faire preuve de vigilance. En effet, lorsque l’on est locataire d’un logement vide,
il faut veiller à souscrire une assurance habitation. Si vous « oubliez » cette formalité, le propriétaire peut résilier
purement et simplement le bail. A bon entendeur.

Article rédigé par Assurland.com

N’hésitez pas à consulter également sur le thème des locataires, l’article : Habitation : des astuces pour ne pas se ruiner.